Encres latex à base d’eau ou encres UV durcies à la LED : ce choix, souvent invisible pour le client, décide du support possible, de la tenue dans le temps et du prix final. Voici comment notre atelier tranche, travail par travail, fourchettes de prix comprises.
L’essentiel
- Le latex imprime les supports souples (adhésif, bâche, papier peint) sans odeur et se lamine immédiatement en sortie de machine.
- L’UV imprime en direct sur les supports rigides (dibond, akilux, plexiglas, PVC), jusqu’à 5 cm d’épaisseur sur la plupart des tables à plat.
- Tenue extérieure : jusqu’à 5 ans pour un latex laminé, 2 à 3 ans pour un UV nu ; plein sud dans l’Hérault, retenez la fourchette basse.
- Règle d’atelier : le support d’abord, la finition ensuite, le tarif en dernier. Jamais l’inverse.
Latex ou UV, que choisir pour une impression grand format ? Le latex, encre à base d’eau séchée à chaud, s’impose sur les supports souples : adhésif, bâche, papier peint. L’UV, polymérisé par des LED, imprime en direct sur les supports rigides : dibond, akilux, plexiglas. Le support commande donc la technologie, avant toute question de tarif.
La frontière bouge pourtant. Des machines hybrides impriment de l’UV sur rouleau, et un latex contrecollé sur panneau rend très bien. Reste à trancher cas par cas.
Deux encres, deux logiques de machine
Un projet d’impression ou de signétique ?
Devis gratuit, réponse sous 24h ouvrées.
Une imprimante latex projette une encre composée en grande partie d’eau, puis la fixe par séchage thermique dans un four intégré. Le film d’encre reste fin et souple. Il sort sec, prêt à être roulé ou laminé dans la minute, là où une encre éco-solvant réclame classiquement 24 heures de dégazage avant plastification. Une journée gagnée au planning.
L’UV joue une autre partition. La tête dépose des microgouttes, des rampes de LED les durcissent en une fraction de seconde par polymérisation : les molécules d’encre se soudent sous la lumière et passent de liquide à solide. Le panneau sort sec. L’encre reste posée en surface, épaisse, perceptible au doigt. Cette matière autorise le blanc de soutien, les effets de relief et le vernis sélectif, ce brillant appliqué uniquement sur certaines zones du visuel.
Le latex, roi du souple et des lieux occupés
Adhésif, bâche, toile, papier peint intissé : tout ce qui se déroule passe en latex, sur des laizes (largeurs utiles de rouleau) de 1,37 à 1,60 m. L’encre, certifiée UL GREENGUARD Gold et classée A+ pour les émissions dans l’air intérieur, ne dégage aucune odeur. Aucune ventilation du local à prévoir.
Cas vécu à l’atelier. Un cabinet médical nous a commandé un papier peint panoramique pour sa salle d’attente : pose un vendredi soir, consultations le samedi matin, aucun patient incommodé. Une encre solvant aurait senti plusieurs jours dans une pièce accueillant des personnes fragiles. Ce chantier ne se discutait pas.
La vitrophanie (l’habillage adhésif des surfaces vitrées) sort elle aussi en latex : le film laminé épouse le verre, se pose sans craqueler et se dépose proprement au changement de campagne. Comptez 40 à 80 € HT/m² posé selon le film retenu. Si le volet environnemental pèse dans vos appels d’offres, notre article sur l’impression latex écologique détaille encres et supports certifiés.
L’UV, la voie directe vers le rigide
Un panneau en dibond (deux fines plaques d’aluminium sur âme polyéthylène) ou en akilux (polypropylène alvéolaire léger, le panneau de chantier type) s’imprime en direct sur table à plat. Pas d’adhésif intermédiaire, pas de contrecollage. Une étape de main-d’œuvre saute ; sur une série, ça se lit sur la facture.
L’été dernier, un promoteur nous a demandé 40 panneaux akilux 80 × 120 cm pour ses clôtures de chantier. Imprimés en UV le matin, livrés le surlendemain, autour de 20 € HT pièce à ce volume. En latex contrecollé (adhésif imprimé, laminé puis marouflé sur chaque plaque), comptez deux jours de plus et un bon tiers de coût en sus.
Deux réserves quand même. Un panneau UV fraîchement imprimé peut garder une légère odeur résiduelle quelques jours : pour un espace clos et occupé, on le laisse dégazer à l’atelier avant livraison. Et le choix du panneau compte autant que l’encre ; notre guide sur les panneaux dibond et akilux aide à trancher selon la durée d’exposition.
Tenue, vitesse, coût : le match
Le tableau qui suit condense ce qu’on répète chaque semaine au téléphone. Prix : fourchettes constatées dans notre atelier à mi-2026, hors pose complexe.
| Encre latex (base eau) | Encre UV (LED) |
|---|---|
| Supports : souples en rouleau (adhésif, bâche, papier peint, toile) | Supports : rigides en direct (dibond, akilux, PVC expansé, plexiglas, bois), rouleau possible sur machines hybrides |
| Usages : vitrophanie, covering, habillage mural, kakémono, bâche tendue | Usages : panneaux, enseignes, PLV rigide, signalétique de chantier, effets vernis et relief |
| Tenue extérieure : jusqu’à 5 ans laminé ; film souple, suit les courbes sans casser | Tenue extérieure : 2 à 3 ans nu, très résistant aux rayures ; encre cassante au pliage |
Côté cadence, une latex de 1,60 m sort 15 à 30 m²/h en qualité standard ; une table UV récente dépasse 40 m²/h sur panneau. L’encre UV coûte plus cher au litre, mais ce poste reste minoritaire : support et main-d’œuvre font l’essentiel du prix d’un panneau fini.
Ce qu’on choisit en atelier, cas par cas
Deux questions ouvrent chaque devis : où va le visuel, combien de temps. Nos réflexes.
- Vitrophanie de commerce : latex laminé. Pose souple, dépose propre.
- Panneau dibond de façade : UV direct, avec vernis de protection si plein sud durable.
- Série de panneaux de chantier akilux : UV direct, imbattable en délai et en prix.
- Papier peint de bureau ou de cabinet : latex, pour l’absence d’odeur en lieu occupé.
- Bâche tendue sur cadre : latex, le film suit la tension sans marquer.
- PLV à effet matière ou dorure : UV et son vernis sélectif.
Les erreurs qui coûtent cher
L’adhésif de sol commandé sans lamination antidérapante arrive en tête. Un marquage nu devient glissant au premier passage humide et s’efface en quelques semaines ; en ERP (établissement recevant du public), la glissade engage votre responsabilité. La lamination classée R10 minimum fait partie du produit, au même titre que l’encre.
Deuxième classique : le souple imprimé en encre UV. La couche polymérisée est dure ; pliez la banderole pour la transporter, et le visuel craquelle le long du pli. On a vu arriver des bâches imprimées ailleurs, striées de lignes blanches à chaque pliure. Irrattrapable.
Troisième piège, le prix seul. Deux devis de « panneau » peuvent cacher un dibond UV verni de 3 mm et un PVC fin imprimé à l’économie. À douze mois plein sud sous le soleil de l’Hérault, le second a viré et gondole. Avant de comparer les tarifs, comparez le support et la finition prévus pour la durée d’exposition annoncée.
Vos questions, nos réponses
Peut-on imprimer directement sur du dibond sans adhésif ?
Oui, en UV sur table à plat : l’encre polymérise sur la face laquée du panneau, sans film intermédiaire, donc sans bulles ni risque de décollement. Pour une exposition extérieure prolongée, ajoutez un vernis ou une plastification de protection : l’encre UV nue tient 2 à 3 ans dehors, sensiblement plus une fois protégée. En intérieur, aucune protection à prévoir dans la plupart des cas.
Impression UV en intérieur : la question de l’odeur
Une encre UV bien polymérisée est stable, mais un panneau fraîchement imprimé peut dégager une légère odeur résiduelle pendant quelques jours. Notre pratique pour les PLV de bureaux ou de commerces : impression quelques jours avant livraison, dégazage à l’atelier, contrôle au nez avant départ. Pour un lieu de santé ou une chambre, on bascule sur du latex, inodore et certifié pour les pièces occupées.
Durée de vie d’une vitrophanie ou d’un covering en latex
Un film imprimé latex et laminé tient jusqu’à 5 ans en extérieur vertical ; sans lamination, tablez plutôt sur 3 ans, moins en plein sud. La qualité du film pèse autant que l’encre : un adhésif coulé (fabriqué à plat, dimensionnellement stable) survivra toujours à un polymère premier prix. Sur un capot de véhicule, horizontal et surchauffé l’été, retirez une année à ces fourchettes. Un contrôle annuel des bords prolonge la pose.
Vous hésitez entre les deux pour un projet précis ? Décrivez-nous le support envisagé, le lieu et la durée d’exposition à contact@appliquesarl.com : réponse sous 48 h, avec la technologie adaptée et un chiffrage détaillé.
À lire aussi
Articles liés

Actualités
Broderie et flocage Montpellier : maillots, uniformes
12 juillet 2026

Conseils impression
Poser de l’adhésif en canicule : ce que la chaleur fait à la colle
31 juillet 2026

Conseils impression
Panneaux de chantier : les mentions obligatoires qu’on oublie
31 juillet 2026
Votre projet d’impression à Montpellier : obtenez votre devis en 24h.
Atelier local, livraison partout dans l’Hérault (34).
Demander un devis gratuit
