Une voiture neuve sur quatre vendue en Europe est désormais 100 % électrique, et la loi impose depuis le 1er janvier 2025 un point de recharge sur la plupart des parkings d’entreprise. Voici ce qu’un atelier livre concrètement autour de la borne : marquage au sol, panneaux, place PMR et prix réels, pièges de pose compris.
L’essentiel
- 26 % des voitures neuves européennes en juin 2026 étaient 100 % électriques (CleanTechnica, 02/08/2026) : vos salariés et visiteurs suivent la même courbe.
- Depuis le 1er janvier 2025, un bâtiment non résidentiel de plus de 20 places doit compter au moins un point de recharge, sur une place dimensionnée PMR (article L113-13 du code de la construction).
- Aucune couleur imposée sur un parking privé : le vert est une convention, le pictogramme normé fait la lisibilité.
- Budget réaliste : 150 à 300 € HT par place pour un marquage complet, plus 150 à 250 € HT le panneau posé.
Quel marquage au sol pour une borne de recharge en entreprise ? Sur un parking privé, aucun texte n’impose de couleur : la place doit surtout rester identifiable. La pratique courante combine un fond ou un contour vert et un pictogramme véhicule électrique, complétés par un panneau B6a1 avec panonceau M6i. Comptez 150 à 300 € HT par place, panneau en sus. Reste à choisir le produit, car un enrobé neuf et un béton lissé ne se marquent pas de la même façon.
Une immatriculation sur quatre : pourquoi votre parking est concerné
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Les chiffres publiés début août 2026 par CleanTechnica sont nets : en juin, les électriques à batterie ont représenté 366 000 immatriculations en Europe, en hausse de 50 % sur un an. Avec les hybrides rechargeables, 37 % du marché. Le sujet a quitté la rubrique prospective.
À l’atelier, on le mesure au comptoir : les demandes viennent maintenant d’un cabinet comptable à huit places ou d’une clinique vétérinaire. Le scénario se répète, un salarié demande où charger, puis la borne arrive sur une place que personne ne respecte tant qu’elle n’est pas marquée.
Ce que la loi impose déjà sur votre parking
Le texte de référence est l’article L113-13 du code de la construction et de l’habitation : depuis le 1er janvier 2025, tout bâtiment non résidentiel dont le parc dépasse 20 emplacements doit disposer d’au moins un point de recharge, puis d’un point par tranche de 20 places supplémentaires. Détail souvent découvert trop tard : ce point doit occuper un emplacement dont le dimensionnement permet l’accès aux personnes à mobilité réduite.
Pour le neuf, l’article L113-12 va plus loin : au-delà de 10 places, une place sur cinq doit être pré-équipée en fourreaux et le réseau dimensionné pour 20 % des emplacements. Côté accessibilité, l’arrêté du 20 avril 2017 encadre les établissements recevant du public : places adaptées d’au moins 3,30 m sur 5 m, repérées par marquage au sol et signalisation verticale, comme détaillé dans notre guide de la signalétique de copropriété et de parking. Le marquage relève donc de la conformité, autant que la borne.
Peinture ou résine : le sol commande
Deux familles de produits couvrent la quasi-totalité des chantiers. Le choix se fait sur place, pas sur catalogue.
| Peinture routière | Résine thermoplastique |
|---|---|
| 25 à 45 € HT/m², séchage en 30 minutes environ | 60 à 90 € HT/m² posé, circulable presque immédiatement |
| 2 à 4 ans de tenue sous trafic quotidien | 5 à 8 ans, épaisseur 2 à 3 mm qui encaisse les manœuvres |
| Application au pochoir, retouches faciles | Pictogrammes préfabriqués fondus au chalumeau, rendu net |
| Le bon choix pour les grands linéaires et les budgets serrés | Le bon choix pour les pictogrammes et les zones très sollicitées |
Le piège classique, c’est l’enrobé neuf. Un bitume coulé depuis moins d’un mois ressue : ses huiles remontent en surface et la peinture s’écaille par plaques dès le premier hiver. On attend quatre à six semaines avant de tracer, quitte à baliser provisoirement aux cônes. Même vigilance sur les bétons lissés de parkings couverts : sans primaire d’accrochage, une résine tient un an, pas cinq.
Couleur et pictogramme : le réglementaire et la convention
Surprise fréquente : aucun texte n’impose le vert. Sur la voirie publique, la signalisation officielle prévoit des lignes blanches et un pictogramme de véhicule électrique peint de 0,60 × 0,30 m (ou 0,30 × 0,15 m), un cadre fixé par l’instruction interministérielle sur la signalisation routière. Le fond vert reste une convention, adoptée parce qu’elle fonctionne : la place se lit depuis l’entrée du parking.
Sur un parking privé, vous êtes libre. Libre aussi de vous tromper de produit : un vert premier prix exposé plein sud dans l’Hérault vire au gris bleuté en dix-huit mois, on en reprend chaque printemps. L’atelier travaille avec des peintures routières pigmentées pour l’extérieur et ajoute un lettrage « RECHARGE » quand le pictogramme seul peut prêter à confusion.
La partie verticale : panneaux et habillage de borne
Au sol s’ajoute la signalisation verticale, calquée sur le code de la route : un panneau B6a1 (stationnement interdit) complété d’un panonceau M6i « sauf véhicules électriques en charge ». Sur le domaine public, ce couple conditionne la verbalisation. Sur un parking privé, il n’a pas de valeur répressive, mais il change les comportements : une place seulement peinte se fait squatter, une place peinte et panneautée beaucoup moins.
Ce qu’on livre en général avec une borne :
- panneau aluminium ou dibond (composite aluminium) sur poteau ou en applique : 150 à 250 € HT posé ;
- panonceau M6i, et signalétique PMR pour la place adaptée obligatoire ;
- habillage adhésif de la borne : numéro de place, puissance, consignes, contact du gestionnaire ;
- fléchage du cheminement quand la borne dessert plusieurs places, sur le principe d’un marquage au sol d’entrepôt.
Une demi-journée suffit pour quatre places. Sol sec obligatoire. La borne, elle, relève d’un électricien qualifié IRVE (infrastructure de recharge pour véhicules électriques) : nous passons après lui, jamais avant.
Les erreurs qui coûtent cher
La plus fréquente : marquer trop tôt. Une tranchée de raccordement rebouchée après coup recoupe la place fraîchement peinte, et tout est à refaire. On trace après la mise en service de la borne, pas avant.
Vient ensuite la place PMR oubliée. L’obligation de l’article L113-13 porte précisément sur un emplacement dimensionné pour les personnes à mobilité réduite : élargir après coup à 3,30 m, c’est souvent décaler trois places et reprendre tout le calepinage. La mise en conformité coûte alors plus cher que le chantier initial.
Dernier classique : la place tracée hors de portée du câble. Les câbles attachés dépassent rarement cinq mètres, et la trappe de charge change de côté selon les modèles. Un essai avec deux voitures différentes avant traçage évite la reprise.
Vos questions, nos réponses
Le marquage vert est-il obligatoire pour une place de recharge ?
Non. Aucun texte n’impose de couleur, ni sur parking privé ni sur voirie, où la réglementation prévoit au contraire des lignes blanches et un pictogramme véhicule électrique. Le vert est une convention devenue quasi générale, et nous la recommandons : elle distingue d’un coup d’œil la place de recharge d’une place PMR bleue ou d’une place réservée classique, à condition de choisir une couleur qui tient aux UV.
Prix d’un marquage de place de recharge en entreprise
Pour une place complète en peinture routière (contour ou fond vert avec pictogramme), comptez 150 à 300 € HT pose comprise, dégressif dès quatre places. En résine thermocollée, plus durable, le pictogramme préfabriqué revient à 60 à 90 € HT posé, hors fond de place. Ajoutez 150 à 250 € HT pour le panneau et son panonceau. La préparation du support (nettoyage haute pression, primaire éventuel) peut s’ajouter : c’est elle qui conditionne la tenue réelle.
Faire respecter une place de recharge sur un parking privé
Le règlement intérieur ou une note de service pose la règle, la signalisation la rend visible. Le dispositif efficace associe un marquage couleur et un panneau B6a1 avec panonceau M6i, plus un rappel adhésif sur la borne du type « place réservée à la charge ». Sans pouvoir de verbalisation sur le domaine privé, tout repose sur la lisibilité : la mauvaise foi recule nettement quand la place est verte et panneautée.
Un parking à équiper, quatre places ou quarante ? Envoyez le plan et une photo du sol à contact@appliquesarl.com : nous chiffrons sous 48 h le marquage, les panneaux et l’habillage de borne, avec le produit adapté à votre support.
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